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Nouvelle réglementation des chaudières à biomasse, quelles mesures doit-on mettre en place ?

Contexte

En décembre 2019, 24 cas de légionelloses ont été détectés dans l’ouest de Strasbourg causant 2 décès. Selon les résultats de l’enquête, le condenseur par voie humide d’une chaufferie collective serait à l’origine de ces contaminations.

Afin de prendre en compte le risque Legionella lié à l’exploitation de ces installations, le gouvernement souhaite faire évoluer la réglementation. En particulier la rubrique 2921 et l’arrêté ministériel du 14 décembre 2013.

En effet, jusqu’à aujourd’hui, ces textes réglementaient uniquement les installations de refroidissement évaporatif par dispersion d’eau dans un flux d’air, comme les tours aéroréfrigérantes. Il est désormais prévu d’inclure les systèmes de récupération de chaleur par dispersion d’eau dans des fumées. Certaines chaudières collectives entrent dans cette définition.

Selon le mode de fonctionnement et la conception de l’installation, ces chaudières peuvent présenter un risque de prolifération des légionelles et leur dispersion dans l’environnement. Elles seront donc prochainement soumises au régime de la déclaration avec contrôle périodique, quelle que soit leur puissance. Le ministère de la Transition écologique a lancé une consultation publique du 18/08/2020 au 09/09/2020. Selon le projet d’arrêté, cette modification entrera en vigueur au 1er janvier 2021.

 

Quelles mesures devront être mises en place ?

 

Concrètement, qu’est-ce que cela implique pour les exploitants de telles installations ?

Nous vous dressons ici une liste non exhaustive des principales actions à mettre en œuvre :

  • Suivi bimestriel de la concentration en Legionella pneumophila par un laboratoire accrédité COFRAC selon la norme NF T90-431. Le seuil limite se situe à 1000 UFC/l.
  • Mise en place d’une AMR (Analyse Méthodique des Risques) qui devra être reconduite tous les deux ans sur l’installation. L’AMR a pour but d’identifier tous les facteurs de risques de prolifération ou de dissémination des légionelles.
  • Formation de l’ensemble du personnel intervenant à la gestion des risques « Legionella ».
  • Mise en place d’une stratégie de traitement chimique ou physique pour lutter contre l’entartrage, la corrosion, le développement bactérien et de biofilm.
  • Formalisation d’un plan d’entretien de maintenance et de surveillance de l’installation. Ils intègrent toutes les mesures préventives visant à minimiser les risques.
  • Formalisation de l’ensemble des procédures de réaction face à un résultat positif en légionelles ou en cas de flore interférente.
  • Mise en place d’un carnet sanitaire qui rassemble les procédures et toutes les données de traçabilité liées à la gestion de l’installation.
  • Mise en place d’un indicateur microbiologique pour anticiper une dérive de l’installation tel que l’ATP-métrie.

L’entrée des chaudières collectives dans la rubrique 2921 n’est pas anodine. Elle engendre des coûts de main d’œuvre, d’analyses et de produits de traitement importants pour l’exploitant qui devra mettre en place ces mesures à partir de janvier 2021.

Qui sont les coliphages, nouveau paramètre de la Directive Eau Potable ?

Les coliphages sont des virus capables d’infecter les bactéries coliformes comme Escherichia coli, ou plus rarement Shigella spp ou Klebsiella spp. E. coli est la bactérie la plus abondante dans l’intestin humain et animal. De ce fait, les coliphages, virus non pathogènes, sont également les plus abondants dans l’intestin.
Par ailleurs, il a été démontré que les coliphages ne se multiplient que très faiblement dans l’environnement car les conditions leurs sont trop défavorables. Ainsi, les coliphages retrouvés dans l’environnement proviennent principalement de contaminations d’origine fécale et peuvent être utilisés comme indicateurs de la qualité microbiologique de l’eau.

Caractéristiques principales des coliphages

Dans les eaux, on s’intéresse principalement à deux types de coliphages : les coliphages somatiques et les bactériophages ARN F-spécifiques. Ils se distinguent notamment par le récepteur bactérien auquel ils s’attachent pour l’infection.

Coliphage somatique Bactériophage ARN F-spécifique
Mode d’infection Infection par un récepteur de la paroi bactérienne. Infection par le pilus sexuel de la bactérie.
Taille Très variable (≈ 50-120 nm) 21-30 nm
Génome ADN simple ou double brin ARN simple brin
Familles les plus connues Myoviridae, Podoviridae ou encore Microviridae Leviviridae
Modèle le plus utilisé ϕX174 MS2

Le terme « coliphages totaux », que l’on peut retrouver dans certaines réglementations, regroupe les coliphages somatiques et les bactériophages ARN F-spécifiques.

Quel est le meilleur indicateur de contamination fécale/d’efficacité des traitements ?

Les coliphages somatiques sont-ils un meilleur indicateur de contamination fécale que les bactériophages ARN F-spécifiques ? Ceci est sujet à débat. Les études scientifiques semblent montrer que les coliphages somatiques sont généralement plus abondants dans les eaux que les bactériophages ARN F-spécifiques. Cependant, cela semble être l’inverse dans les eaux souterraines ou les eaux recyclées traitées aux UV. Par ailleurs, d’un point de vue purement méthodologique, la détection des coliphages somatiques est plus simple.

Ce qui est sûr, c’est qu’en comparaison avec les indicateurs bactériens, les coliphages sont moins sensibles aux procédés de désinfection et survivent plus longtemps dans l’environnement. Par ailleurs, les virus migrent plus rapidement et plus loin dans les sols que les bactéries. Ainsi, l’eau peut être contaminée par des virus entériques humains même en l’absence d’indicateurs bactériens traditionnels (bactéries coliformes/E. coli). Le rapport de l’ANSES (n° 2018-SA-0027), publié en 2018, souligne que les bactériophages sont de très bons indicateurs d’efficacité du traitement appliqué à l’encontre de virus.

Que demande la réglementation ?

Depuis quelques années, la réglementation introduit le suivi des coliphages pour contrôler la qualité d’eau aussi bien dans certains états des Etats-Unis ou d’Australie qu’en Europe. Ces nouveaux critères microbiologiques concernent l’eau destinée à la consommation humaine ainsi que les eaux usées traitées. Les réglementations existantes recommandent d’analyser soit la quantité de coliphages somatiques, soit de bactériophages ARN F-spécifiques, soit les deux.

En Europe, le dénombrement des coliphages somatiques est introduit dans la révision de la Directive Européenne n°98/83/CE « Eau potable » au niveau de la ressource. Si le résultat est supérieur à 50 PFU dans 100 ml, l’eau en sortie de filière de traitement doit être analysée. L’exploitant doit prouver un abattement de 4 LOG.

De plus, cette nouvelle directive introduit la mise en place des PGSSE. Ces plans de gestion demandent aux exploitants de mettre en place une stratégie générale de prévention des risques. Ainsi, il est pour eux indispensable de mettre en place de nouveaux indicateurs, comme les coliphages somatiques. La sortie de cette révision est prévue pour novembre 2020 au plus tard.

On retrouve également le dénombrement des coliphages en Europe dans la réglementation européenne concernant la réutilisation des eaux usées traitées parue en juin 2020. Cette fois-ci, il est recommandé d’analyser les coliphages totaux en entrée et sortie de STEP. Un abattement de 6 LOG est par exemple demandé suivant la qualité d’eau destinée à l’irrigation agricole.

Comment les détecter  ?

Afin de répondre à ces nouvelles exigences réglementaires, les laboratoires doivent mettre en place les méthodes d’analyses adaptées. En 2018 en France, seul un laboratoire était accrédité pour l’analyse des phages, et uniquement pour les bactériophages ARN F-spécifiques.

La méthode d’analyse peut se scinder en deux parties successives :

  • la concentration de l’échantillon
  • la détection par comptage des plages de lyse sur gélose en double couche.

Cette seconde étape est normée et décrite dans l’EN ISO 10705-1 et 10705-2 pour les bactériophages ARN F-spécifiques et les coliphages somatiques respectivement.

Sur des eaux brutes, naturellement chargées en microorganismes, l’ensemencement d’un faible volume (1 à 5 ml) suffit. L’étape de concentration n’est donc pas nécessaire. En revanche, pour observer les abattements demandés par la réglementation, il est indispensable de procéder à la première étape et concentrer l’échantillon d’eau.

Or, il n’existe pas de méthodes normées. En effet, l’ISO 10705-1 & -2 propose uniquement de déposer 5 ml d’eau sur 20 géloses afin d’analyser la totalité de l’échantillon. Cette méthode est longue, fastidieuse, couteuse en matériel et donc non adaptée à une analyse en routine. Toutefois, la partie -3 de cette même norme conseille plusieurs solutions. D’après les études menées sur le sujet, la concentration sur membrane filtrante semble être la plus simple et la moins couteuse à mettre en place. Elle est adaptée pour les eaux présentant une faible turbidité comme l’EDCH ou dans le cadre de la réutilisation des eaux usées traitées.

C’est pour cela que nous proposons le kit de concentration VIRAPREP® déjà utilisé par plusieurs laboratoires d’analyses.

Qu’est-ce qui va changer avec la nouvelle Directive européenne Eau Potable ?

L’arrêté du 11 janvier 2007 dépendant de la directive 98/83/CE du 3 novembre 1998 définit la qualité de l’eau utilisée pour la production d’eau destinée à la consommation humaine. La Commission européenne a proposé une évolution de la directive sur l’eau potable qui devrait entrer en vigueur fin 2020.

La proposition de révision apporte des modifications sur la nature des paramètres à contrôler et sur leurs valeurs limites. Cet article traite uniquement des paramètres microbiologiques. La nouvelle directive amène également un changement complet de paradigme avec l’introduction des PGSSE (Plans de Gestion de Sécurité Sanitaire de l’Eau).

Paramètres microbiologiques

Les paramètres donnés représentent les minimas imposés par la nouvelle Directive Européenne. Les Etats Membres sont alors libres d’ajouter des paramètres ou des limites de qualité plus stringentes.

Références et limites de qualité avant et après la sortie de la nouvelle directive Européenne 98/83 EC

PARAMÈTRES Seuil limite

Avant

Seuil limite

Après

Remarques
Escherichia coli (E. coli) 0 UFC/100 ml 0 UFC/100 ml Limite de qualité
Entérocoques 0 UFC/100 ml 0 UFC/100 ml Limite de qualité
Bactéries coliformes 0 UFC/100 ml 0 UFC/100 ml Référence de qualité
Bactéries sulfito réductrices y compris les spores 0 UFC/100 ml X Référence de qualité
Clostridium perfringens X 0 UFC/100 ml Uniquement si l’analyse des risques le préconise.
Germes aérobies revivifiables à 22°C Variation dans un rapport de 10 par rapport à la valeur habituelle. Pas de changement significatif. Référence de qualité
Germes aérobies revivifiables à 37°C. Variation dans un rapport de 10 par rapport à la valeur habituelle. X Référence de qualité
Coliphages somatiques X < 50 PFU/100 ml Référence de qualité

Dans la ressource. Si dépassement, contrôle de l’eau en sortie de traitement.

Legionella X < 1000 UFC/L Référence de qualité

Seulement dans les réseaux de distribution intérieurs.

 

Paramètres fondamentaux

E. coli et les entérocoques sont considérés comme des paramètres fondamentaux et doivent obligatoirement être contrôlés a minima aux fréquences définies par l’annexe II.B. La fréquence de contrôle dépend essentiellement du volume de production d’eau potable.

Bactéries coliformes 

Les bactéries coliformes sont présentes naturellement dans les sols, la végétation et l’intestin des mammifères. Généralement non pathogènes, ces bactéries sont des indicateurs de contamination fécale. Il n’y a pas de changement sur ce paramètre.

Bactéries sulfito-réductrices et Clostridium perfringens

La recherche de bactéries sulfito-réductrices au sens large est remplacée par la recherche de Clostridium perfringens. Cette bactérie, naturellement présente dans les fèces, est beaucoup plus résistante qu’E. coli. En effet, dans sa forme sporulée, elle survit plus longtemps que les coliformes et peut résister à l’action des agents biocides. Une présence de Clostridium perfringens montre notamment un dysfonctionnement du système de filtration.

Germes totaux à 22°C et 37°C

La référence de qualité concernant le dénombrement des germes aérobies revivifiables à 37°C a été supprimée de la directive. Seule est maintenue la numération des germes totaux à 22°C à 72h. Un regard plus critique de l’évaluation de ce paramètre est demandé car il s’agira maintenant de regarder s’il n’y a pas de changement anormal de ce paramètre au cours du temps.

Coliphages somatiques

La proposition de révision introduit le suivi des coliphages somatiques comme marqueur de contamination fécale. Jusqu’à présent, aucun paramètre virologique n’était présent. Un rapport de l’ANSES, publié en 2018, décrit notamment les coliphages somatiques comme un excellent indicateur pour évaluer l’efficacité d’un traitement contre les virus. Les coliphages somatiques sont des bactériophages capables d’infecter certaines souches-hôtes d’Escherichia coli, bactérie la plus présente dans la flore intestinale des mammifères.

Son contrôle représente une avancée sanitaire importante pour une distribution et une consommation d’eau de bonne qualité. En effet, l’eau peut être contaminée par des virus entériques humains alors que les indicateurs bactériens actuels sont négatifs. Par ailleurs, il a été démontré que ces virus sont moins sensibles aux traitements de potabilisation.

La recherche des coliphages somatiques sera obligatoire au niveau de la ressource avec une limite fixée à 50 PFU/100 ml. Si cette valeur seuil est dépassée, un contrôle devra être effectué après la filière de traitement pour évaluer son efficacité.

Legionella spp.

Un nouveau paramètre bactériologique fait son apparition : Legionella spp. Cette espèce de bactérie, pourtant très surveillée dans les réseaux d’eau chaude sanitaire n’était jusqu’à maintenant pas recherchée dans l’eau potable. Afin de mieux gérer le risque lié aux légionelles tout en limitant les coûts pour les exploitants d’eau potable, la Commission Européenne a décidé d’instaurer ce paramètre uniquement pour les réseaux de distribution intérieurs.

 

Le PGSSE (Plan de Gestion de Sécurité Sanitaire de l’Eau)

La Directive européenne 2015/1787 du 06.10.2015 avait déjà introduit le principe des PGSSE sans les rendre obligatoires. La révision de la Directive européenne 98/83/CE « Eau potable » amène une évolution pour les rendre obligatoires à moyen terme.

Il s’agit d’une approche globale visant à garantir en permanence la sécurité sanitaire de l’approvisionnement en eau potable. Pour y parvenir, une stratégie de prévention et d’anticipation des risques doit être mise en place. C’est un changement de paradigme, avec le développement d’un savoir-faire mettant en avant l’anticipation, la proactivité et l’amélioration continue.

Le PGSSE couvre toutes les étapes de l’approvisionnement en eau, du captage jusqu’au robinet du consommateur. Par ailleurs, toutes les unités de production d’eau potable doivent mettre en place ces analyses des risques.

JOURNÉE TECHNIQUE
MISE EN PLACE D’UN PGSSE
Une journée technique gratuite sur la mise en place d’un PGSSE se tiendra le mardi 29 septembre à Montpellier et le mardi 13 octobre à Amiens.
Sabine Lapouge (SAS COPE), experte dans le domaine sécurité sanitaire de l’eau potable, animera cette journée.

S’INSCRIRE

Les 3 phases de la démarche PGSSE

Basée initialement sur les 11 modules de l’OMS, la démarche de mise en place d’un PGSSE repose avant tout sur la constitution d’une équipe pluridisciplinaire dédiée au PGSSE pour sa mise en œuvre. Cette approche peut également être résumée en trois phases, comme présenté dans le webinaire tenu en mai dernier :

La première phase permet d’appréhender le système et de construire une analyse fonctionnelle de l’installation de production et distribution d’eau potable. Cette étape aboutira à la réalisation d’un plan d’échantillonnage et à un premier schéma directeur d’amélioration.

La deuxième phase correspond à la mise en place de l’analyse des dangers pour l’évaluation des risques. Celle-ci mettra en évidence les défauts qui pourraient avoir un impact défavorable sur la qualité de l’EDCH. La gravité du défaut sera évaluée en fonction des résultats des indicateurs mis en place. Pour prioriser les actions, on pourra par exemple utiliser l’indice de criticité défini ci-dessous :

 IC (indice de criticité) = G (gravité) × F (fréquence) x D (détection)

Enfin, la troisième étape consiste à définir les actions correctives à mettre en place ainsi que les indicateurs de suivi. Ces marqueurs microbiologiques permettront de lever les doutes sur une défaillance du réseau, valider l’efficacité et la pertinence des actions correctives et contrôler les opérations de maintenance.

La nécessité des contrôles de terrain

Dans ce contexte, il est nécessaire de disposer d’outils de terrain donnant des résultats rapides. Au niveau microbiologique, les techniques de traitement utilisées sont basées sur des actions de filtration/oxydation qui éliminent toute la biomasse. Disposer d’un indicateur de flore totale (pathogène et non pathogène) est donc pertinent pour contrôler l’efficacité des traitements dans le temps et dans l’espace. L’ATPmétrie quantitative, avec son résultat obtenu en 2 min, présente de nombreux avantages. En effet, elle permet de contrôler sur le terrain le niveau de la charge microbiologique globale d’une eau et de prescrire une action corrective si une dérive est observée. L’utilisation d’un tel indicateur permet de diminuer l’indice de criticité.

Les délais pour mettre en place ces analyses des risques et définir les nouveaux paramètres à suivre sont détaillés dans le tableau suivant. Si l’analyse des risques met en évidence que certains paramètres ne sont pas nécessaires, ils pourront être écartés. Seul le dénombrement des E. coli et des entérocoques doit obligatoirement être réalisé.

Délai de mise en place de la démarche PGSSE après l’entrée en vigueur de la Directive Européenne 98/83/CE et délai de renouvellement.

Délai de mise en place Renouvellement
Ressource 4 ans et demi Tous les 6 ans
Réseau de distribution  6 ans Tous les 6 ans
Réseau de distribution intérieur 6 ans Tous les 6 ans

Pour une remise en service optimale de vos réseaux d’eau chaude sanitaire

Après une période d’arrêt ou de faible utilisation, de nombreuses actions sont à entreprendre pour remettre en service les bâtiments. 
Une organisation méthodique est indispensable pour mener à bien un redémarrage optimal.
Mais quelles sont les bonnes mesures à adopter ?

La DGS, les ARS ainsi que l’INRS préconisent un ensemble de recommandations pour guider les exploitants de réseaux d’eau et accroître leur vigilance vis-à-vis du risque microbiologique. Les opérations préconisées portent principalement sur la prévention du risque légionellose dans les eaux chaudes sanitaires.

Recommandations de la DGS, à réaliser dans les 15 jours avant l’ouverture :

 

  • Remettre le réseau en eau si celui-ci a été vidangé pendant la période d’arrêt ou procéder à une purge complète s’il est resté en eau.

Notre conseil : un circuit en acier galvanisé peut être vidangé mais ne doit pas être maintenu en l’état sous peine de corrosion prématurée. L’exploitant programmera un remplissage immédiat.

  • Monter la consigne de température de production de l’eau chaude sanitaire à 60-70°C, en l’absence d’usager dans l’établissement.

Notre conseil : la corrosion du zinc augmente avec la température. Les conduites en acier galvanisé ne doivent pas être soumises à des températures supérieures à 60°C.

  • Procéder à l’écoulement de l’eau chaude à tous les points d’usages, y compris ceux les plus éloignés de la production, jusqu’à obtention de la température maximale au point d’usage, si possible 70°C.

Notre conseil : validez l’efficacité de la désinfection sur le terrain avec une mesure en temps réel des bactéries.

  • Détartrer et désinfecter les éléments périphériques de la robinetterie (flexibles, pommeaux de douche, mousseurs…).

Notre conseil : n’oubliez pas les éléments de réseau situés en amont ! Organisez les opérations d’entretien en suivant le fil de l’eau : désinfection des adoucisseurs, nettoyage des filtres et autres éléments avant les points terminaux.

  • Ajuster la consigne de température de production de l’eau chaude sanitaire à sa consigne habituelle (elle est comprise entre 55°C et 60°C) et s’assurer que la température relevée au niveau collecteur de retour est supérieure à 50°C.
  • Vérifier l’efficacité de ces mesures par la réalisation d’une campagne de recherche des légionelles selon la stratégie d’échantillonnage mise en œuvre habituellement au titre de l’arrêté du 1er février 2010.

Notre conseil : valider l’efficacité des opérations avec la quantification de Legionella pneumophila par qPCR en 48h pour gagner en sérénité.

  • Poursuivre, jusqu’à ouverture et occupation des locaux, les écoulements réguliers de l’eau chaude au moins toutes les 48 h à tous les points d’usage pendant 5 minutes (ou jusqu’à stabilisation de la température), si possible de façon simultanée, jusqu’à l’occupation complète des locaux.

Notre conseil : utilisez un outil d’autocontrôle microbiologique pour anticiper les dérives pouvant conduire à un résultat positif en Legionella pneumophila.

Bien que principalement recherchées dans l’eau chaude sanitaire, les légionelles sont présentes dans les eaux froides. Lorsque les conditions sont favorables, la bactérie est capable de s’y multiplier de manière exponentielle. Un arrêt du réseau d’eau froide accroît d’autant plus le risque microbiologique. Par conséquent, il est important de tenir compte de l’introduction des légionelles via le réseau d’eau froide (eau d’appoint ou mitigeage). L’exploitant appliquera ainsi les règles d’entretien, de maintenance et de surveillance aussi sur le réseau EFS.

Conscient de l’étendue des actions à mettre en œuvre, GL BIOCONTROL accompagne les exploitants pour faciliter la réouverture et optimiser le redémarrage des installations d’eau chaude sanitaire.

Pour valider l’efficacité de vos opérations de redémarrage… 

L’ATP-métrie quantitative : une analyse des bactéries en moins de 2 minutes et directement sur le terrain.

  • Identifiez les zones de prolifération des bactéries de votre circuit.
  • Adaptez vos opérations suivant les résultats (maintenance conditionnelle).
  • Suivez et validez en temps réel vos actions (désinfection, nettoyage des filtres, purge…).
  • Programmez l’analyse réglementaire dès que la qualité d’eau est satisfaisante.

…et pour gagner en sérénité avant réouverture

La PCR quantitative : pour une analyse fiable de Legionella pneumophila en moins de 48h.

  • Prélevez un litre d’eau de votre réseau dans un flacon stérile.
  • Retournez-nous l’échantillon par transport express (réception < 48h).
  • Nous lançons l’analyse dès réception.
  • Nous vous communiquons les résultats au plus tard 48h après réception de l’échantillon.

Analyse par qPCR, mieux prévenir la légionellose

Le nombre de cas de légionellose ne cesse d’augmenter chaque année. Cette maladie, potentiellement mortelle, est causée par l’inhalation de la bactérie Legionella.  La méthode actuelle de référence, la culture, ne permet pas une réactivité suffisamment importante. La qPCR est un outil pouvant aider à réduire les temps d’analyse.

Ces dernières années, le nombre de cas de légionellose est en constante augmentation selon le rapport de l’European Legionnaires’ Disease Surveillance Network’s (ELDSNet). Le mode de contamination est principalement lié à l’inhalation de micro-gouttelettes contenant des légionelles. Les tours aéroréfrigérantes et les réseaux d’eau chaude sanitaire sont identifiés comme installations à risque et principales sources de contamination. Ces équipements doivent donc être particulièrement surveillés.

La culture, une méthode réduisant la réactivité des exploitants

Pour la mise en place d’une prévention efficace de la légionellose, l’une des principales limitations est le temps nécessaire à la détection et à l’identification de Legionella dans l’eau. La méthode de référence est la culture selon la norme NF T90-431. Elle reste la seule méthode utilisable pour respecter la réglementation.

Cette méthode demande aux laboratoires un temps d’analyse de 7 à 11 jours. Le rendu des résultats intervient bien souvent près de 15 jours après le prélèvement. Ce délai limite la réactivité des exploitants en cas de contamination. En effet, pendant l’attente des résultats, une installation contaminée reste en fonctionnement. De ce fait, elle constitue un risque de santé public important.

La qPCR pour réduire les temps d’analyse

Pourtant, des méthodes adaptées permettant une quantification fiable et rapide de Legionella pneumophila existent depuis de nombreuses années. Dans le cadre du plan de surveillance des installations, il est possible de réaliser une analyse de l’eau par méthode qPCR selon la norme NF T90-471. Le premier résultat est alors obtenu en moins de deux heures. Si une contamination est détectée, des actions correctives peuvent être mises en place immédiatement… bien avant la réception des résultats par culture !

GL BIOCONTROL, expert en microbiologie des eaux, propose ce service et réalise la quantification de Legionella pneumophila par qPCR selon la norme NF T90-471.
L’identification des colonies par qPCR autorisée par la norme NF T90-431

D’autre part, pour pallier en partie au problème de délai d’obtention des résultats par culture, la norme NF T90-431 autorise aujourd’hui la confirmation des colonies typiques de Legionella par PCR temps réel. En cas de détection de légionelles par culture, la confirmation des colonies peut être réalisée par PCR. Cela permet de diminuer le rendu de résultat de 48 heures environ. Les exploitants peuvent alors réagir plus rapidement pour stopper la dissémination des légionelles dans l’environnement.

GL BIOCONTROL a développé un kit d’identification des légionelles par qPCR et vous fourni accompagnement et conseil dans sa mise en place. L’usage de la PCR, méthode spécifique et rapide, diminue les temps d’analyse et augmente considérablement votre réactivité. 

Nos publications

GL BIOCONTROL, société créée en 2008, a accumulé au fil des années une grande expertise dans la gestion du risque microbiologique des réseaux d’eau. Pour contrôler les risques liés à la présence de bactéries, nous avons perfectionné l’ATPmétrie quantitative. Nous en avons fait un outil fiable et rapide. L’ATPmétrie s’utilise maintenant dans de nombreux domaines : tours de refroidissement, eau potable, eau chaude sanitaire, traitement de surface, galvanoplastie, piscine, eau ultra-pure…

Nos produits sont innovants et nous nous efforçons de les améliorer en continu pour répondre aux besoins du marché. Dans ce but, nous collaborons avec les acteurs de tous secteurs d’activité. De nombreuses publications sont issues de ces échanges.

Retrouvez toutes les publications réalisées par GL BIOCONTROL et/ou ses partenaires :

2019 – Légionelles, prévenir le risque sans nuire à l’environnement >>> télécharger.

2018 – Water quality and total microbial load, a double-threshold identification procedure intended for space applications >>> télécharger.

2018 – L’ATP-métrie, une alternative à la culture des bactéries pour le suivi de la qualité des eaux dans les vols spatiaux habités >>> télécharger.

2018 – L’ATP-métrie quantitative, un outil pour l’autocontrôle microbiologique des réseaux d’eau potable >>> télécharger.

2017 – Analyse, les solutions rapides se développent >>> télécharger.

2016 – L’ATP-métrie une technologie en orbite >>> télécharger.

2016 – Biological and chemical atmospheric emissions of the biogas industry >>> télécharger.

2015 – Une nouvelle méthode de terrain pour la détection des bactéries dans l’air >>> télécharger.

2015 – Les défauts liés à la présence de microorganismes en galvanoplastie de luxe >>> télécharger.

2014 – L’ATP-métrie pour détecter et gérer en temps réel les dérives microbiologiques d’une unité de traitement d’eau >>> télécharger.

2010 – Qualification de l’ATP-métrie « haute sensibilité » pour le monitoring des eaux ultra-pures >>> télécharger.

2010 – Méthodologie d’evaluation de l’efficacité des systèmes UV >>> télécharger.

2009 – La gazette du laboratoire, GL Biocontrol >>> télécharger.

2008 – Pharmacopée Européenne, méthodes alternatives pour le contrôle de la qualité microbiologique >>> télécharger.

2003 – Y a-t-il des infections bactériennes opportunistes transmises par les eaux d’alimentation ? >>> télécharger.

2003 – Heterotrophic Plate Counts and Drinking-water Safety, the Significance of HPCs for Water Quality and Human Health >>> télécharger.